3 pièges à éviter, pour aider ses enfants en échec scolaire.

Un parent qui aide un enfant en difficulté à l'école, peut créer un lien d'une rare qualité, à condition d'éviter certains pièges.
J'aide mon enfant et je le fais bien!




Aider son enfant à réussir à l'école:

Ce qu'il ne faut pas faire!


Pour un enseignant qui, comme moi, suit des enfants en cours particuliers, la période estivale est celle des premiers contacts, avec les parents de futurs élèves. 


En général, je ne m'occupe que d'un des enfants dans la famille. Il y a presque toujours un aîné ou un cadet qui n'a pas de problèmes particuliers à l'école.

Les parents me tiennent tous, à peu près, le même discours:

"Je ne comprends pas, nous nous sommes occupés de nos deux enfants de la même façon. Et avec lui, ou elle, rien ne marche."


Au risque d'enfoncer une porte largement ouverte, je suis obligée de leur rappeler qu'il n'y a pas deux enfants identiques, même dans une même fratrie, exception faite des jumeaux monozygotes, et encore, cela peut se discuter. 

Par ailleurs, même si on voudrait que cela soit le cas, on ne s'occupe jamais de nos enfants de la même façon. les parents ne sont pas des robots, les situations évoluent, les parents qui ont éduqué l'aîné ne sont pas tout à fait les mêmes que ceux qui éduquent le cadet et inversement. Automatiquement, la configuration de la famille change avec la naissance du cadet. 

Pour les enfants, être enfant unique peut être un bonheur de chaque instant ou une charge écrasante; être le second, ou le troisième: aussi!

Tout ça pour dire que, la seule attitude productive est de s'adapter!!!

 

1°: ÉVITER LES COMPARAISONS!

Le développement de chaque enfant lui est propre. Chacun a des domaines où il est performant et d'autres ou il l'est moins. Les commentaires, même entre les parents, du style: "Toto lisait déjà en milieu de CP", et même, (je l'ai entendu), "Kiki est moins doué que Toto, je pense...." sont à proscrire. Il y a toujours des oreilles qui trainent.

 

2°: UN ENFANT, UNE MÉTHODE!

Toute bonne pédagogie s'appuie sur la personnalité de l'enfant.

Vous devez respecter ses rythmes, ses centres d'intérêt. Un de vos enfants peut tirer le meilleur parti d'une heure, en tête à tête, penché au dessus d'un livre. Un autre ne tiendra que 20 minutes et aura besoin d'écrire, de colorier..... Certains mémorisent mieux ce qu'ils entendent, d'autres ce qu'ils lisent.... .

Soyez observateur et testez jusqu'à trouver ce qui marche.

 

3°: PAS D'INTERFÉRENCES!

Si un de vos enfants est en difficulté, ce n'est pas à l'autre de l'aider.

Même si ce dernier est "brillantissime", même s'il adore son frère ou sa sœur, son aide ne peut être que très ponctuelle, uniquement à la demande de celui qui a besoin d'aide et jamais si ce dernier est en échec. Vous ne pouvez pas éviter que des frères et sœurs se comparent les uns aux autres. "L'aidé" risque de se sentir dévalorisé, et des arguments du style "Il est plus grand, il en sait plus que toi",  ne font que renforcer l'idée qu'il est nul et que son frère ou sa sœur sont beaucoup plus doués que lui. Une exception possible: l'écart d'âge est tel, que le plus jeune considère que l'autre appartient déjà au monde des adultes.

 

La bonne méthode: UNE BIENVEILLANTE FERMETÉ.


Cet équilibre est difficile à trouver, et pourtant c'est la clé de voute du lien pédagogique.

Un enfant qui est en échec va devoir s'investir et faire des efforts. Le temps pendant lequel vous aidez votre enfant est un moment de travail, pas de jeu; mais c'est aussi un moment d'échanges.

S'il ne réussit pas bien en classe, il se sent sûrement dévalorisé. Votre attitude doit faire passer le message suivant:


"Tu n'es pas "nul". Tu as des difficultés et je suis là pour t'aider. Tu as toutes les qualités nécessaires pour surmonter ce problème, et je vais t'aider à le faire. Tu vas jouer selon mes règles et tu vas réussir. Je suis aussi fier de toi parce que tu essayes, que le serai quand tu auras réussi."

 

Bien sûr, les trois premiers points semblent plus simples à mettre en œuvre que le dernier.

Ne négligez pas le fait que les enfants "sentent" notre état d'esprit. Si vous êtes convaincus qu'ils peuvent y arriver, ils le seront aussi. Si vous doutez de leurs capacités ou des vôtres, ils le sauront.

La première étape quand on décide d'aider son enfant en difficulté à l'école, c'est de faire le point sur la façon dont on vit soi-même, cette situation.

Sans cela, le remède risque d’aggraver la situation.

 

Très bonne semaine à tous!

 

 

C.A.

                                                           

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