L'été des écoliers: joindre l'utile à l'agréable.


C'est bientôt la fin de l'année scolaire. À la fin du cours, la plupart des parents de mes élèves, évoquent à la question des devoirs de vacances.

Je me souviens qu'enfant j'adorais les acheter, mais je ne les finissais que très rarement.

J'ai feuilleté,  tout à l'heure, quelques-uns de ces fascicules qui trônent  à l'entrée de tous les hypermarchés. En règle générale, ils sont colorés. Cette année, ils mettent l'accent sur leur côté ludique. J'y ai vu des mots fléchés, mêlés, des points à relier entre eux et des quiz de toutes sortes. En clair, plus grand chose à voir avec des devoirs.

Acquérir un cahier de vacances, si cela fait plaisir à votre enfant, pourquoi pas? Néanmoins, sauf pour les fans d'école, je ne suis pas persuadée que cela soit vraiment utile. Nos enfants sont en classe depuis presque dix mois et, eux aussi, ont besoin de souffler. Cela ne signifie pas qu'il ne faille rien faire pendant ces deux mois d'été.

 

Si votre enfant est un bon ou un très bon élève, l'été est le moment d'enrichir sa culture générale. Lecture, théâtre, musique, histoire, astronomie que sais-je encore, profitez des vacances pour lui faire découvrir les richesses de votre région ou de celle où vous partez. S'il insiste pour réviser, (il y a des stressés) demandez-lui de vous faire des exposés sur des thèmes qu'il choisira ou de créer son propre cahier de vacances, où il racontera les différentes activités, sorties...

Et rassurez-le! Il ne va pas oublier ce qu'il a appris. Il sera toujours un bon élève en septembre.

 

Si l'année scolaire a été moyenne ou difficile, l'été est un bon moment pour faire le point et essayer de compenser les lacunes; mais sans oublier que même des résultats médiocres ont demandé de l'effort et de la concentration. On ne se lancera donc pas dans une révision générale du programme.

 

L'idéal est de faire réaliser un bilan par un professionnel, ou, si vous avez eu le réflexe de conserver une copie des bilans d'acquisition, de regarder attentivement où se situent les problèmes.

Laissez-le souffler quinze jours minimum après la fin des cours. Ensuite, il faut être rusé.

Voilà quelques astuces dont j'ai pu constater l'efficacité. Il y en a sans doute d'autres, soyez créatifs!

 

Pour faire des maths, essayez la cuisine, la pâtisserie en particulier.

La recette est "pour 4 personnes", faîtes en pour cinq personnes ou pour trois ... Il faudra recalculer les quantités d'ingrédients.

Vous rentrez du supermarché, une vérification du ticket de caisse s'impose, il semblerait que vous avez payé plus cher que prévu... et bien sûr, la calculette n'a plus de piles, cela va de soi.

Vous prévoyez une sortie à vélo, un voyage, calculez ensemble, la distance, le temps, la consommation de carburant... et sans l'aide de Mappy.

 

En ce qui concerne le français, plusieurs approches sont possibles.

 

 Pour la lecture, choisissez ensemble un livre avec une histoire qui l'intéresse et lisez à haute voix, chacun votre tour. Acheter un roman et en imposer la lecture à raison de x pages chaque jour, cela ne marche pas. Évitez la lecture sur écran, des études récentes en orthoptie semblent indiquer que l'œil ne réagit pas de la même façon, lorsqu'il lit sur un support numérique.

Si votre enfant est vraiment réfractaire à l'écrit, présentez les tâches de lecture comme des services qu'il vous rend: mode d'emploi, recette de cuisine, utilisation de la crème solaire, menu du restaurant... tout est bon pour le faire lire.

 

S'il a des soucis en orthographe, inutile de revoir les règles qu'il a déjà apprises et de refaire des exercices, vus mille fois. 

Faites-lui tenir un journal de vacances où il racontera ce qu'il a fait.  Il y aura des fautes, beaucoup peut-être, mais cela vous permettra de voir quelles sont ses difficultés.

Même si c'est difficile, mettez toujours en avant les points positifs: le dessin, le soin apporté à l'écriture, la couleur de l'encre... peu importe! Votre regard sur son travail doit être positif! Vous devez l'amener à se corriger progressivement. Rome n'a pas été construite en un jour. Commencez par lui faire accorder les noms, quand il a compris le système passez aux verbes et ainsi de suite. S'il y a trop de fautes à corriger, laissez-en, cela n'a pas d'importance. Vouloir que tout soit parfait, tout de suite, ne fera que le décourager. Quand les fautes concernent les mots d'usage, cherchez ensemble dans le dictionnaire. Attirez son attention sur les mots autour de celui qui vous intéresse.

- Tiens? Tu as vu? Je ne connais pas ce mot là. Qu'est-ce qu'il veut dire?

Ou alors:

- Bizarre, je n'aurais jamais écrit ce mot comme ça...

 

Pour les plus jeunes, j'aime bien l'option "carte postale". Je sais, on n'en envoie plus beaucoup, pourtant, si on présente bien les choses, c'est un bon moyen de réconcilier les 7/9 ans avec l'écrit. Choisissez les cartes ensemble et avec soin. Réfléchissez avant au texte; au besoin, faites un brouillon. Sur trois lignes, un minimum d'explications permet de ne faire aucune faute.

 

Si votre enfant rencontre des difficultés importantes en classe, alors il lui faudra un enseignant spécialisé, qui puisse le prendre en charge?  Profitez de l'été pour prendre des contacts, faites faire un bilan. En attendant, le début des cours, mettez en application les conseils ci-dessus. Chaque progrès est une petite victoire.

 

Dans tous les cas, on garde le sourire et on traite les erreurs avec légèreté, car n'oublions pas que c'est les vacances!

 

 

C.A.

 

 


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Commentaires : 1
  • #1

    Charlotte (mardi, 15 septembre 2015 13:31)

    Bonjour,
    Super article ça donne envie de retourner en vacances :)!
    Belle journée
    Charlotte